Se ressourcer dans la simplicité de l’instant​

Reprendre du souffle, en quête d'inspiration

Parfois, il ne reste plus qu’à mettre le quotidien sur pause. Tout laisser en plans, et partir prendre l’air. Flâner le long des rues, arpenter l’étendue entière d’un champ, ou s’égarer au détour d’une forêt.

Dans la forêt où se faufile le bisse, je me suis enivrée des odeurs de térébenthine. J’ai plaqué la paume de mes mains sur le rugueux des écorces. Au loin, le chant répété d’un oiseaux haut perché. Quelques pas plus loin, la cascade s’ébruite en mille éclats d’eau. La fraîcheur m’a traversée. Des racines d’arbre s’entrelacent au fil de l’eau. Marcher, marcher, marcher. Une étape après l’autre, déposer une pensée par-ci, une inquiétude par-là.

Chemin faisant, la journée commence peu à peu à se refermer sur elle-même. Désormais, une petite route se fraie un passage dans la forêt. Une bordure d’ardoise friable reflète la fin du jour en une lumière argentée. Clair-obscur de paix intérieure et d’interrogations.

Me ressourcer ainsi, dans la simplicité de l’instant, ce n’est pas résoudre toutes mes préoccupations. Mais c’est les dissoudre un peu dans plus grand que le quotidien. C’est tracer une verticale, pour élargir l’horizon. Reprendre du souffle, en quête d’inspiration.

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