Lorsque moins,
c'est beaucoup plus

Au printemps de cette année, le besoin s’est fait ressentir d’élargir l’horizon du projet au-delà de la cuisine. Il est surtout devenu nécessaire de réaffirmer un cadre permettant la rencontre et le partage, dans la plus grande profondeur et authenticité possibles. Une année de Covid et le retour impromptu de la maladie ont rendu cela absolument nécessaire.

Le précieux de l’espace créatif ainsi ouvert
Au creux de cet été pluvieux, le calme de juillet m’aura permis de faire le bilan d’un sillon créatif creusé assidûment depuis le printemps. Alors que cette facette créative continue à trouver place et forme justes, chaque étape supplémentaire de ce chemin me montre le précieux de cet espace ainsi ouvert.

Dessiner pour ralentir, observer, approfondir
L’objectif premier des moments de dessins, croquis, aquarelle, collage, ou écriture est une observation plus fine et détaillée de la plante, ainsi que de son contexte. Forme, rythmes, angles, typologie, tout cela permet de caractériser une plante, de l’apprivoiser, de savoir ensuite la reconnaître et l’identifier en toute sécurité. Ces moments permettent ainsi de ponctuer et approfondir la transmission d’un savoir plus théorique.

De facto, ces moments ouvrent également un espace de calme, de recentrement et d’intégration des connaissances. C’est alors un instant que l’on s’offre, qui permet de se relier à Soi.

Une parenthèse qui permet d’ancrer le savoir au-delà du mental, de laisser jaillir la créativité et de laisser place à la curiosité.


Prendre le temps de la rencontre avec la plante, et du retour à Soi

Au fil des mois, j’arrive désormais à offrir un cadre plus généreux à ces moments créatifs, et les résultats me bouleversent parfois.

Dimanche dernier, une participante utilisait ainsi pour la première fois un cahier qu’elle avait depuis longtemps. Cette journée à la découverte des plantes n’était pas un jour comme tous les autres.

Le même jour, une jeune maman de quatre enfants, venue chercher un savoir à transmettre à ses filles, réalisait qu’elle pouvait aussi s’offrir un temps et un espace dans lequel déployer sa créativité, autour des plantes, sans se limiter à un savoir botanique plus ou moins utilitaire.


Lorsque moins, c’est beaucoup plus

Le changement le plus marquant, ces derniers mois, aura été la mise en place des ateliers centrés sur une seule et même plante.

Le millepertuis et l’ortie avaient d’ores et déjà pris place dans l’agenda en 2020. Ce printemps a été l’occasion d’organiser des ateliers sur l’ail des ours. Puis la reine-des-prés, ce mois de juillet.

Ces ateliers me démontrent, à chaque fois, qu’en faire moins, c’est beaucoup plus. Prendre le temps est devenu plus que jamais nécessaire à beaucoup d’entre nous.

Ralentir est devenu source d’une grande paix intérieure, par contraste avec un quotidien de plus en plus stressant. Prendre ce temps du ralentissement, c’est bien souvent, aussi, se redonner sa juste valeur. Prendre soin de soi, retourner à l’essentiel et mettre de côté l’urgent.


Une réflexion et des ateliers, sous l’égide de la Tortue cosmique

Si ces éléments de réflexions vous parlent, je serai heureuse de lire vos partages sur ce sujet, dans les commentaires à cet article.

Et si l’envie vous taraude de rejoindre l’un ou l’autre des ateliers organisés sous l’égide de la Tortue cosmique, il est encore possible de vous inscrire. Plusieurs ateliers sont prochainement prévus en pleine nature.

Et chaque mercredi a lieu un webinaire, dans cet esprit, consacré à une plante.

L’ensemble du programme est à retrouver dans l’agenda.

A la joie de vous lire. Au plaisir de vous voir ou revoir.

Bien chaleureusement,
Sylvie.

2 réflexions sur “”

  1. Bonjour Sylvie, merci pour tes newsletters si honnêtes et authentiques. Ralentir pour une hyper-active oui, cela t’a enrichie, visiblement…, mais pour d’autres le soucis est peut-être l’accélération ou l’accélér ….action 😉 ? bisous

    1. Sylvie Ramel

      Chère Véronique,

      Merci de tes mots. Oui, c’est vrai. Tu as raison de le souligner.

      En lisant ton message, je me suis dit d’abord dit qu’il faudrait se rappeler la tortue de Lafontaine: si elle ne se presse pas, elle part à point, et agit au moment opportun. Elle n’est donc pas immobile.

      Et puis, je me suis rappelée les réflexions que nous avions déployée avec Véronique Mooser (https://vmaoo.ch/), autour de la cérémonie du thé. A force de parler de ralentir et prendre le temps, tout en restant conscientes que nous étions, chacune, passablement occupées et hyperactives, nous avons réalisé que le plus important était certainement de nous réapproprier le temps. Peu importe à quel rythme, pourvu que ce soit le nôtre.

      Je vais certainement reprendre cette réflexion, à la rentrée. Pour entamer un processus plus concret, lié à la Tortue cosmique.

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