De l’art de caresser les orties, à l’art de tisser des liens

L’ortie qui pique; l’ortie qui tisse.

 

Retenir son souffle
A chaque fois, c’est pareil : lorsque je montre comment caresser les orties, dans le sens du poil, tout le monde semble retenir son souffle.

En septembre dernier, j’ai eu la joie d’animer 4 jours de stage aux Marécottes. Nous y avons parlé cuisine végétale, nous y avons découvert des plantes sauvages, nous avons ri, nous y avons mangé des algues, émincé du chou pour faire de la choucroute. Nous y avons aussi rencontré des orties, sous diverses formes.

Les affreuses piquante et urticantes orties
Et ce jour-là fut comme tous les autres. Hormis Catherine, qui se mit presque à fulminer contre ses affreuses, piquantes et urticantes orties. Bien-sûr, nous avons ri, amicalement, de tant de véhémence. Au fil des jours, les orties sont même devenues l’un des sujets favoris de plaisanterie.

Un éclat de rire m’a traversée
Puis vint un moment, le dernier matin, où nous avons eu l’occasion de prendre la pleine mesure combien la plante pouvait susciter un enseignement profond. Catherine me racontait comment elle procédait, pour tenter d’étouffer les orties du voisin, qui débordaient sur son jardin. Elle les recouvrait des déchets de tontes de gazon. Après quelques secondes passées à imaginer la scène, un éclat de rire m’a traversée. Je prenais conscience du malentendu : elle abhorrait les piquantes et envahissantes orties et elle pensait qu’en mettant les restes de tonte de gazon par-dessus, cela suffirait à les étouffer. C’était sans compter qu’elle enrichissait ainsi le sol d’un précieux engrais, nourrissant d’autant ces orties avides d’azote.

Nous avons laissé un bref silence nous envelopper. Et nous avons terminé notre thé. Après un instant, Catherine a encore ajouté : et puis ce voisin, il faudrait que j’aille le voir ; il serait temps de faire connaissance !

Tisser des liens
Je vous raconte cette histoire, parce qu’elle ma touchée. Avec une désarmante simplicité, redécouvrir l’ortie sous un nouvel angle avait donné un certain recul. En parallèle, Catherine réalisait que mon attrait pour les orties pourrait bien apporter une solution à sa voisine, Pit, qui est, elle aussi, envahie d’ortie. Sauf qu’elle est en quête d’un moyen naturel de gérer leur progression. Quelques jours plus tard, nous étions ainsi toutes les trois, Pit, Catherine et moi, à boire du jus de pomme aux pieds des orties.

Comme quoi, tout peut être prétexte à la rencontre. Et pour partager cette dynamique du lien qui se tisse, nous avons la joie de vous inviter, Pit et moi, à vous rapprocher des orties de son jardin, le temps d’un atelier de 3 heures, samedi 24 octobre 2020, de 14h à 17h, à Lully, à deux pas de Morges (VD/CH).

Un jardin naturel envahi par les orties
Le jardin de Pit est fidèle à la Charte des Jardins Naturels ; elle nous expliquera en quoi cela consiste. Puis nous irons à la rencontre des orties.

Nous démarrerons par une partie plus théorique: comment identifier les orties et les récolter, quelles parties de la plante utiliser, pour quels types de préparations, comment les conserver en vue de la saison d’hiver. Puis nous évoquerons quelques propositions de recettes de cuisine. Certaines seront à déguster en fin d’atelier ; toutes seront présentées dans le support de cours qui vous sera remis.

Les orties, un délice automnal
Comme vous le verrez, les orties sont délicieuses au printemps, elles sont également intéressantes à récolter en automne. Que cela soit sous forme de jeunes repousses après les fauches de la fin d’été, ou sous forme de graines, notamment.

Vertus drainantes et reminéralisantes
A l’entrée de l’automne, il est tout particulièrement indiqué de recourir à l’ortie, tant pour ses vertus drainantes que pour ses qualités reminéralisantes. Elles vous aideront ainsi à mieux préparer votre organisme pour l’hiver, tout en ajoutant une touche gourmande à vos préparations culinaires.

Un moment à partager, samedi 24 octobre 2020, 14h-17h
Envie de partager des moments en nature ?
Le jardin de Pit est situé à Lully, à quelques minutes en bus de la gare de Morges.
Des informations plus détaillées vous parviendront après inscription.

Je m’y frotte, je m’y pique! 😉

1 réflexion sur “De l’art de caresser les orties, à l’art de tisser des liens”

  1. Catherine Bromm

    Et dès ce fameux atelier de septembre…les ORTIES et moi ne faisons plus qu’un…ou plutôt qu’un et demi encore! Merci Sylvie pour tes précieux conseils et ton enthousiasme communicatif! Catherine des Marécottes

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